L'Azawagh

carte
Niger

Le Groupe MASNAT intervient exclusivement dans la partie sud de l'Azawagh, dont ABALAK constitue l'agglomération principale.

Cette commune se situe sur la route  nationale (RN1) qui relie Niamey (700km au sud ouest) à Agadez (300km au nord). Tahoua, le chef lieu de région, est distant de 120 km.

Abalak est le chef lieu du département éponyme. Sa superficie est de 20 000 km2.

L'Azawagh sud, couvre un territoire, au nord d'Abalak, qui s'étend sur 100 km du nord au sud et sur 70 km de l'est à l'ouest.

 
  • Climat et relief

Le climat est caractérisé par l'alternance d'une courte saison des pluies (juillet à septembre) et d'une longue saison sèche (octobre à juin). Les températures moyennes minimales et maximales varient entre 18 et 40 degrés Celsius. Le cumul des précipitations annuelles varie entre 200 et 400 mm suivant la latitude. En dessous de 300 mm par an commence la sécheresse. Le relief de cette zone est principalement constitué de collines, de bas fonds, d'étendues gravillonnaires planes et dénudées, parfois parsemées de buttes témoins.


paysage du Sahel en juillet et août


le même paysage à partir d'octobre

 

  • Population et activités économiques

Touaregs et Peuhls représentent la très grande majorité de la population du département estimée en 2008 (dernière information connue) à 102 200 habitants.

  • L'élevage


tentes touarègues (les tentes appartiennent aux femmes touarègues)

La population de l'Azawagh sud est essentiellement composée d'éleveurs touaregs et peuhls. Ces ethnies sont depuis toujours des éleveurs-pasteurs de dromadaires (appelés habituellement chameaux) de vaches, de moutons et de chèvres.

Cet élevage, traditionnellement pratiqué sous une forme nomade, est devenu aujourd'hui une activité semi-sédentaire voire sédentaire. Les sécheresses successives ont conduit à la réduction mais aussi à la disparition des nombreux troupeaux.

En conséquence, une partie de cette population, durement frappée par la sécheresse et la perte répétée de leur cheptel, a été contrainte à la sédentarisation, soit dans les banlieues des grandes villes, soit dans des villes nouvelles comme Abalak. Les éleveurs se sont reconvertis, non sans difficultés, en petits commerçants ou ont exercé des petits métiers dans une économie informelle, inadaptée à leur mode de vie et à leur culture.

 

troupeaux de chèvres et de chameaux

Beaucoup d'entre eux se sont exilés, parfois loin de chez eux.

Cette population nouvellement sédentaire a plus de difficultés à faire face aux besoins alimentaires de base, notamment en lait et en viande, qui sont devenus inaccessibles à de nombreuses familles.

Le cheptel de l'Azawagh,composé de vaches, de moutons, de chèvres et de chameaux, était estimé en 2009 à plusieurs centaines de milliers de bêtes.

  • L'artisanat et le commerce

Le commerce est dominé par les transactions de bétail qui se font principalement avec les pays limitrophes comme le Nigeria, le Bénin,  l'Algérie et la Libye. Le plus grand marché à bestiaux du Niger se tient chaque semaine à Abalak.


forgeron touareg fabriquant des bijoux


femme de forgeron touareg travaillant le cuir

 

 

L'artisanat s'avère une activité importante : bijouterie, cordonnerie, broderie, poterie et couture. A l'exception des bijoux qui s'exportent, ces activités essentiellement orientées vers un marché local voire régional ne constituent pas une source de revenus suffisante.

 

 

   • La culture vivrière

 

 

La culture céréalière est très peu pratiquée et la production ne couvre qu'une infime partie des besoins de la population.

 

En 2009, la production céréalière du département (mil, sorgho) était estimée à 16 836 tonnes.

 

  • Les ressources énergétiques

Dans le domaine minier, il n'existe aujourd'hui aucune ressource identifiée dans cette région. Quant à l'industrie de transformation, elle est quasi inexistante.

  • Le tourisme

La région ne dispose pas d'un réseau routier suffisant et adapté pour assurer une bonne communication. Le tourisme déjà à l'état embryonnaire est réduit à néant depuis 2007, en raison de l'insécurité grandissante dans la région.